Le projet s’insère au cœur du parc urbain de la Maison Lagardère, demeure bourgeoise du XIX° siècle. Il déroge au programme de l’opération en décalant son implantation pour préserver cinq arbres exceptionnels, dont deux séquoïas géants.
La construction projetée est résolument bioclimatique. Les espaces de vie s’ouvrent largement au sud sur le parc, un débord de toiture les protégeant des surchauffes estivales, tout en garantissant d’abondants apports l’hiver. Au nord, la circulation ouvre des vues lointaines sur la vallée de la Charente. Le projet paysager repose quant à lui sur la revalorisation de l’ancienne allée cavalière du site, appuyée par une large noue plantée.
L’enveloppe de la construction est conçue intégralement en bois (MOB, charpentes, isolation), et un mur de refend central en béton de chanvre apporte une inertie thermique. La chaleur est produite au bois, et des dispositifs de ventilation naturelle sont mis en place (sur-ventilation nocturne, brasseurs d’air).